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Jeu de L’Oie

Plateau Jeu de l'Oie NaSemse 87

¬†Jeu de l’Oie africain¬†

Amuser, distraire les jeunes enfants et en parall√®le les pousser √† se questionner puis √† s’informer sur l’Afrique et sur les questions de Solidarit√© sont les objectifs de ce jeu.

Le pays mis en relief est le Burkina Faso. 

1- Objectifs ludiques

Le jeune joueur parcourt un long chemin jusqu’√† l’√©cole. Il peut ainsi d√©couvrir des paysages, des animaux, des modes de vie, des formes d’art propres √† l’Afrique.

Les cases porteuses de consignes particuli√®res mettent l’accent pr√©cis√©ment sur ces faits de soci√©t√©.

Pour autant, les difficult√©s n’ont pas √©t√© multipli√©es afin de faciliter le plaisir de gagner. Le parcours se r√©sout rapidement pour √™tre accessible √† de jeunes enfants.¬†

Le choix de m√™ler les photos et situations de brousse √† deux photos de l’√©cole maternelle est d√©lib√©r√©. L’int√©r√™t de d√©couvrir l’Afrique se situe dans la brousse. La ville, toute typique qu’elle soit, n’offre pas les m√™mes possibilit√©s d’√©tonnement et de questionnements. Une √©cole maternelle est aussi beaucoup plus rare en brousse¬†! Ce m√©lange voulu, m√™me s’il n’est pas rigoureusement exact sur le terrain, a le m√©rite de mettre en √©vidence les r√©alit√©s quotidiennes d’un grand nombre d’enfants, tout en donnant √† voir une √©cole maternelle urbaine attrayante.

2- Objectifs pédagogiques 

Ils sont de trois ordres : 

Géographie physique et humaine 

d√©couverte de l’Afrique de l’Ouest

Cases :1, 4, 14, 16, 17, 24, 26, 29, 33, 35, 38, 40, 44, 47, 49, 56, 61 

La vie quotidienne, le village, l’habitat (la concession), la faune, la flore¬†

découverte des réalités vitales

Cases : 57, 59, 63 

Le probl√®me de l’eau, l’isolement des villages, l’√©cole¬†

Art et artisanat 

approche de diff√©rentes formes d’expressions artistiques

Cases : 8, 12, 22, 32, 53, 

L’artisanat, les bronzes, les tissus, la musique, la sculpture¬†

Un peu d’humanisme

l’ouverture aux autres gr√Ęce aux notions de tol√©rance, de respect

Cases : 7, 51

l’approche de l’engagement par la notion de solidarit√©¬†

Pour chaque domaine, l’enfant voit d’abord une image, il est alors possible d’aller plus loin en l’amenant √† s’interroger sur ce qu’il voit, sur les diff√©rences avec sa vie quotidienne au Nord.

Le sujet de la Solidarit√© internationale ou de la Coop√©ration pourra ensuite √™tre abord√©¬†: notions de Nord et de Sud, notions de partage, d’engagement.

Chaque th√®me est repris avec les photos du jeu auxquelles s’ajoutent d’autres photos compl√©mentaires.¬†

Ce jeu a √©t√© cr√©√© au sein de l’Association ¬ę¬†Na Sems√© 87¬†¬Ľ en vue de sensibiliser les jeunes √† l’Afrique (plus particuli√®rement au Burkina Faso) et aux projets relatifs √† la Solidarit√© internationale.

Il a pu √™tre r√©alis√© dans sa phase technique gr√Ęce √† la subvention exceptionnelle accord√©e en juin 2014 par la Mairie de Limoges, suite au dossier que l’association avait pr√©sent√©.¬†

Le prix de vente du jeu sera int√©gralement utilis√© pour l’√©cole des Erudits, √©cole maternelle install√©e √† Ouagadougou au Burkina Faso et que l’association soutient financi√®rement, notamment en accordant √† chaque famille une subvention de 50% sur le montant du repas servi chaque jour √† tous les √©l√®ves.

 

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  Le village de brousse. 

Un village typique de brousse

Un village typique de brousse

Les villages sont tr√®s √©tendus, chaque famille vit dans une concession qui comporte plusieurs maisonnettes, ressemblant √† des cabanes. Les chambres et la cuisine sont toujours s√©par√©es. Le tout est entour√© de murets de briques de terre s√®che. L’espace int√©rieur forme la cour.¬†

Les ustensiles de cuisine et le foyer sont dans la cour √† l’ext√©rieur de la maisonnette¬†; les femmes cuisinent dehors, elles font aussi la lessive dans les cours.

Les poulets sont libres, tout comme les pintades, ils entrent et sortent des maisons comme des cours. 

A l’ext√©rieur de la concession on peut trouver le mortier et le pilon pour broyer le mil, s’il n’y a pas de moulin √† grains communal et m√©canis√©.

Les v√©los et de multiples choses peuvent √™tre laiss√©s comme √† l’abandon.¬†

Autour de la concession se dressent les greniers à grains, ronds (surélevés pour éviter le ruissellement à la saison des pluies), au toit de paille.

Les gros animaux sont √©galement l√†, les √Ęnes, souvent entrav√©s pour qu’ils ne se sauvent pas, et les z√©bus √©ventuellement.¬†

A l’image 40, derri√®re l’arbre, on aper√ßoit un mur de briques avec de petites ouvertures triangulaires¬†: il peut s’agir d’une forge, d’un hangar pour le moulin √† grains. Les petites ouvertures facilitent l’a√©ration.¬†

Les concessions sont souvent tr√®s distantes les unes des autres. Dans le village sont regroup√©s les b√Ętiments de l’√©cole, le petit b√Ętiment qui sert de cuisine, les logements de ma√ģtres. Plus loin on trouvera le dispensaire, le d√©p√īt pharmaceutique, la maternit√©, plus loin encore l’espace du march√©.

Les points d’eau sont dispers√©s, en fonction des ¬ę¬†quartiers¬†¬Ľ, peu visibles pour qui n’est pas habitu√©¬†!¬†

 

La faune et la flore. 

faune

Les animaux sont presque toujours utilitaires : poulets, pintades, zébus, cochons.

L’√Ęne a un r√īle tr√®s particulier¬†: il sert √† de multiples t√Ęches.

La premi√®re est de porter ou de tra√ģner les charges, notamment en brousse les r√©serves d’eau. Les enfants ou les femmes se chargent aussi de la corv√©e, souvent √† pied avec, au retour, le jerrican sur la t√™te, mais il arrive que l’√Ęne soit utilis√© pour aller au forage.

Il peut aussi tra√ģner des branches, la r√©colte de sorgho ou de mil.¬†

Flore

A la ville, l’√Ęne est √©galement utilis√© pour tous les transports lourds, pour le ramassage des ordures.

Le soir, sur certaines routes on peut voir des cort√®ges de charrettes emplies de bois¬†; elles vont √† Ouagadougou vendre le bois pour la cuisine. Les charrettes sont extr√™mement charg√©es et les conducteurs doivent s’arr√™ter pour faire reposer les √Ęnes, et m√™me les d√©teler.

Les images 26 et 47 présentent la tourterelle rose, très répandue, et un zèbre, rencontré au Parc animalier de Ziniaré.

Autour de Ouagadougou, il y a la mare sacrée des crocodiles, on peut aussi voir fréquemment des vautours, même dans la ville, à la recherche de déchets à manger.

De dr√īles de petits l√©zards au corps presque transparent courent sur les murs, aussi bien dans les b√Ętiments qu’√† l’ext√©rieur, ce sont les margouillats, une sorte de gecko. Les petits coussinets ¬ę¬†collants¬†¬Ľ sous leurs pattes leur permettent de tenir sur des surfaces lisses et verticales¬†!

D’autres animaux existent au Burkina, dans des zones plus √©loign√©es des villages photographi√©s ici ou de Ouagadougou.¬†

La savane présente des plantes sèches, courtes, sur un sol aride.

Les villageois plantent du sorgho, du mil, du ma√Įs, la r√©colte est souvent minime, si les pluies ne sont pas tomb√©es au bon moment ou trop fort.

Pr√®s des retenues d’eau (temporaires jusqu’√† la saison s√®che), les femmes, le plus souvent, ont des activit√©s de mara√ģchage, et produisent tomates, aubergines, haricots, riz.

Aux champs, on trouve aussi des arachides.

Les noix de kola sont tr√®s appr√©ci√©es, on les offre lors de c√©r√©monies, c’est un cadeau pris√©. On les mastique, leur go√Ľt est cependant, pour nous, amer¬†!¬†

Les images 4 et 49 présentent un palmier et un baobab ; avec les manguiers, ces arbres sont très répandus.

Le baobab donne des fruits appel√©s ¬ę¬†pains de singe¬†¬Ľ, qui r√©duits en farine ou pr√©par√©s en petits morceaux sont tr√®s nourrissants et reconstituants.¬†

Les images 17,35 et 61 montrent des nénuphars sur une mare, une fleur de frangipanier, très odorante et des luxuriantes bougainvillées. A Ouagadougou, de nombreuses maisons sont entourées de haies de bougainvillées, aux couleurs variées du rose au rouge vif.

L’artisanat

Artisanat

L’artisanat est riche et vari√©¬†: il passe par le travail du fer, du bronze, des mat√©riaux de r√©cup√©ration.

Les images 8 et 53 mettent en √©vidence l’ing√©niosit√© des artistes qui r√©cup√®rent canettes, bidons, ressorts en tout genre pour donner vie √† des sauterelles, mouches et autres insectes suggestifs¬†!

La fabrication des bronzes est passionnante, les images 22 et 32 en donnent un aperçu.

La technique est celle de la cire perdue.

L’artiste cr√©e d’abord son sujet en cire d’abeilles, apr√®s s√©chage √† l’air libre, il enduit la forme de terre argileuse m√™l√©e de crottin, de mani√®re √† obtenir une gangue √©paisse, dans laquelle il pratique une petite chemin√©e.

La deuxi√®me √©tape consiste √† faire ¬ę¬†cuire¬†¬Ľ cette forme grossi√®re dans un grand foyer √† m√™me le sol. Quand la forme a bien chauff√©, l’artiste l’attrape avec de grandes tenailles et vide la cire qui a fondu. Il peut garder cette cire pour d’autres cr√©ations.

Vient ensuite la fonte du cuivre et des métaux récoltés. Dans une grande bassine, le feu chauffe de manière intensive. Dans un récipient plus petit, le creuset, le cuivre et les métaux attendent. Au fur et à mesure de la montée en chauffe, les métaux fondent, en se tordant, avec des couleurs et des reflets parfois un peu fantastiques !

La phase finale peut commencer, tandis que l’aide tient la forme en pr√©sentant la petite chemin√©e en l’air, le second artiste verse d√©licatement le m√©tal en fusion (et √† une chaleur intenable) dans le trou. Quand le m√©tal d√©borde, l’objet est rempli, il ne reste plus qu’√† laisser refroidir…

Apr√®s on casse la gangue et l’objet cr√©√© appara√ģt, il faudra encore √©barber, polir, refaire un bain d’acide √† certains endroits si on veut une couleur verte ou marron clair sur certaines parties de la statue par exemple.

Des artistes travaillent aussi le bois, l’argent, le cuir, le tissu, comme les poup√©es du jeu. Quant aux cases-tissu, ce sont des morceaux de wax, le tissu africain par excellence qui pr√©sente toujours des couleurs ou des motifs color√©s et chatoyants. Les femmes ach√®tent trois ¬ę¬†pagnes¬†¬Ľ, c’est-√†-dire une pi√®ce de tissu de 5 m√®tres, avec laquelle elles pourront r√©aliser une jupe, un haut et un turban assorti.

D’autres artistes cr√©ent des motifs sp√©cifiques avec des techniques √©tonnantes comme le batik ou le bogolan.

Des cr√©ateurs ont aussi imagin√© des sculptures ¬ę¬†street-art¬†¬Ľ avec des r√©servoirs de motos, des ferrailles, des pi√®ces de moteur, etc.

Des ateliers proposent des sacs r√©alis√©s avec des fibres obtenues en tressant puis en tissant les sacs en plastique qui envahissent tout l’espace public.

La musique est √©galement bien pr√©sente. L’image 12 montre un joueur de cora. Il est d’ailleurs v√™tu d’un habit en tissu bogolan.

La cora (parfois kora) est l’instrument des griots d’Afrique de l’Ouest¬†!

Musique

Une calebasse et des cordes constituent ce long instrument, à la sonorité si particulière.

Existent aussi le balafon, sorte de xylophone en bois pos√© sur des calebasses pour la r√©sonance, et le djemb√©, en peau de ch√®vre ou d’antilope.

L’√©cole

école

Au Burkina Faso, il y a six classes √† l’√©cole √©l√©mentaire¬†:

CP1 et CP2

CE1 et CE2

CM1 et CM2

Dans les villages, l’√©cole est souvent isol√©e, les enfants viennent √† pied de loin, parfois plusieurs kilom√®tres. Il arrive que le repas qu’ils prendront √† midi soit le seul vrai repas de leur journ√©e.

Des mamans pr√©parent la nourriture (c√©r√©ales, p√Ętes, riz) et la r√©partissent dans des petites gamelles, chacun retrouve la sienne le moment venu.

La classe est toujours charg√©e, souvent 50 √©l√®ves, parfois m√™me 90 …

Les enfants sont tr√®s sages, les bras crois√©s quand ils √©coutent, ils sont souvent 3 par table-banc au lieu de 2…Ils m√©morisent les le√ßons √† haute voix en r√©p√©tant plusieurs fois tous ensemble.

A Ouagadougou, l’√©cole maternelle s’appelle ¬ę¬†Centre d’Eveil et d’Education pr√©scolaire priv√©¬†¬Ľ, cela signifie que l’Etat ne finance pas la structure, comme pour 95% des √©coles maternelles.

Les enfants sont accueillis à partir de 3 ans, ils ont classe le matin, déjeunent à midi et repartent chez eux à 14h.

Le port de l’uniforme est conseill√©, chaque √©cole choisit son tissu, souvent bleu √† carreaux, chaque famille est libre du mod√®le.

A l’√©cole des Erudits, le mobilier scolaire est color√©, adapt√© aux petits. Un bac pour se laver les mains a √©t√© install√© dans la cour, une fontaine √† eau est √† disposition dans la classe. Ce sont des installations appr√©ci√©es.

A l'école

Les enfants font parfois des sorties pédagogiques, comme par exemple la visite du parc animalier de Ziniaré ou le Musée de la Femme sur la même commune. Ils partent pour la journée, piquent-niquent, chantent dans le car au son du djembé ou des calebasses décorées de cauris ou de capsules de bouteilles !